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| Fleurs de courgettes |
Elle habite en banlieue saigonnaise (en banlieue !), à 40 minutes en bus local, et on peut vous dire que c'est beaucoup plus efficace que nos RER banlieusards ...
Elle habite une très jolie maison près d'une grande pagode récente et il se dégage un parfum de sérénité qui tranche avec l'euphorie de Saigon.
Nous arrivons vers 9h et sommes accueillis par des Banh Cuon et un Bo Bun Hué (on vous file la recette pour 50.000 dôngs). Les vietnamiens ont pour habitude de manger salé le matin, et de faire un vrai repas. Tata nous raconte avec malice qu'elle meure de faim au petit déjeuner quand elle vient en France rendre visite à sa sœur qui y vit depuis longtemps et ainsi a adopté la culture occidentale de la tartine au beurre ! Un blasphème.
Nous partons ensuite vers le fond du jardin où elle a fait construire une maison pour accueillir des vieilles femmes démunies et, malgré le barrage de la langue, elles semblent ravies de recevoir de la visite. Une petite prière à Sainte Thérèse de Lisieux du Vietnam - qui compte 10 % de catholiques - puis à Bouddha, nous voilà protégés pour le reste de notre séjour.
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Nous filons à Saigon après le déjeuner, retour dans notre QG de Ben Thanh pour une petite sieste et nous voilà repartis en direction du Palais de la Réunification pour un retour dans les années 70 (moi j'étais pas presque pas née). Résidence du gouverneur général d'Indochine puis siège de la présidence du Sud-Vietnam jusqu'au 30 avril 1975, date à laquelle les Vietcongs ont conquis la république en place, ce lieu est resté dans son jus et vous offre une vision plus que réaliste - puisque authentique - de la décoration de ces années là (où je n'étais pas née je vous le rappelle) qui ferait frémir de joie les magazines de déco d'aujourd'hui.
Beaucoup de touristes, on a chaud, très chaud, et il est temps de prendre un apéro sur notre Rooftop d'hier, maintenant qu'on connait le chemin (ou presque).
Nous avions repéré la veille un restaurant dans la même ruelle, mais à même le sol, qui servait des spécialités d'Hanoï dans des grands plateaux d'argent.
On appelle ça Bún Bâu et c'était bon, très bon.
Le resto est très sympa, et c'est le premier établissement ouvertement (ou presque) gay que nous croisons depuis nos différents séjours au Vietnam. Preuve que les,mentalités évoluent, du moins on l'espère.





















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