À notre réveil aujourd'hui, outre la tristesse de l'élimination, quelle n'est pas notre surprise en constatant que notre resort désert et parfait venait de se transformer en antre de l'enfer.
De bruyants enfants couraient dans tous les sens avec le diable dans le sang : et un parapluie ouvert dans la piscine, et une rambarde cassée, et des batailles d'eau, le tout accompagnés de cris et de pleurs à qui mieux mieux.
Nous apprenons que nous sommes un jour férié et que nous fêtons la naissance du premier roi du Vietnam (on ne connait pas son nom, la page d'histoire c'était hier).
Les vietnamiens aisés viennent passer la journée à la campagne et comptent bien en profiter.
Ni une ni deux (c'est à dire après le petit déjeuner quand même), nous enfourchons notre motobike pour explorer la campagne environnante, à la recherche du tombeau d'Alexandre Yersin, qui selon les guides et la conservatrice du musée visité hier, ne devait pas être loin.
Bon, Yersin a probablement mis beaucoup moins de temps à trouver le bacille responsable de la peste que nous son tombeau. Nous ne l'avons jamais trouvé d'ailleurs, estimez-vous heureux qu'on ne soit pas bactériologistes ...
Qu'importe, vadrouiller en motobike est la plus belle façon d'approcher la vie des vietnamiens, surtout à la campagne. Assister au séchage du riz sur les routes brûlantes de soleil et l'envol des aigrettes (cò ngàng lớn) et autres crabiers chinois (cò bợ), croiser des paysans en charrette tirée par un zébu, des troupeaux de canards et des cochons noirs.
Et manger dans des gargotes où le menu n'est qu'en vietnamien.
Parfois le hasard fait bien les choses. Parfois non : couenne de bœuf pour le déjeuner.
Mais vadrouiller pendant longtemps en motobike c'est aussi avoir mal aux fessiers, un selfie et on rentre.
De retour au Mémento les enfants (ou les suppôts du diable comme vous voulez) étaient toujours là, et c'est dans une ambiance de colonie de vacances que nous prenons notre dernier dîner dans ce charmant resort.
Demain une grande aventure nous attend !
















Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire