jeudi 17 avril 2014

Happy Phú Quốc Feet - Jour 14


Donc aujourd'hui Quỳnh nous emmène plonger au milieu des coraux.
Très rares à Phú Quốc, ils ne sont accessibles qu'en bateau et le spot n'est connu que des locaux.
C'est un de ses amis pêcheur qui nous y conduira dans sa barque.
Quand nous arrivons l'eau de la rivière n'est pas assez haute pour naviguer et nous visitons son petit village du nord de l'île. 
Quỳnh nous explique qu'ils vont être expropriés car le village va être détruit et remplacé par une ferme de perles. 



Nous embarquons enfin sur notre radeau de fortune, Quỳnh, son fils Tiger, le pêcheur, sa femme, Laurent et moi, et il faudra rassembler toutes nos forces pour tracter l'embarcation sur les hauts fonds pour sortir de la mangrove.





Notre pêcheur nous arrête en pleine mer et, munis de nos masques et tubas, nous sommes prêts à admirer les coraux. C'est une première pour nous et le spectacle est magnifique. Multicolores, une multitude de poissons s'y faufilent. Des bleus à queue jaune (que l'on appelle ici bleu à queue jaune), des transparents à pois noirs (que l'on appelle ici transparent à pois noirs), des marrons rayés (que l'on appelle ici marron rayé), des fauves etc etc ... Un vrai bonheur ! Beaucoup d'étoiles de mer et d'oursins, lesquels, péchés par notre capitaine, feront la base de notre déjeuner accompagnés de poissons frais grillés sur un barbecue de fortune une fois posés sur la plage déserte.
On est bien.


 






Après le repas le pêcheur doit repartir et Quỳnh l'accompagne, nous promettant de revenir dans une heure. Parfait, juste le temps de digérer et de se baigner.
Au bout de trois heures le temps nous semble long ... et tels Robinson et Crusoé nous fixons l'horizon à l'affût de chaque barque qui passe et décidons de laisser la trace de notre passage pour aider nos descendants dans la recherche de nos corps échoués.


Quỳnh arrive enfin, toute désolée, et nous repartons vers la civilisation, direction Bo 




Petite baignade sous le soleil couchant, ce soir nous sommes invités à dîner chez Quỳnh qui habite dans la jungle à 30 minutes de chez nous (oui, chez nous).
Le temps de prendre une douche et nous revoilà sur la route. La nuit est tombée et nous nous félicitons de notre journée.
Soudain, la motorbike faiblit, puis chasse de l'arrière, le pneu est crevé !
Complètement paumé au milieu des bananiers, nous sommes obligés de continuer et rouler sur la chambre à air.
Une fois arrivés Quỳnh nous rassure, elle connait un garagiste qui pourra réparer notre destrier dès demain matin et elle nous prêtera une de ses motorbikes pour rentrer.















mercredi 16 avril 2014

Happy Phú Quốc Feet - Jour 13


Les journées ici commencent invariablement par le même rituel : réveil tôt, baignade et petit déjeuner (soupe pour Laurent, œufs à la coque pour moi).


Armés de nos masques et tubas, nous retournons dans l'eau pour contempler la faune marine.
Phú Quốc n'est pas réputé pour ses fonds hallucinants, mais le ballet de tous ces petits poissons reste tout de même fascinant (nous sommes parisiens, il nous en faut peu).
Dans l'eau, nous faisons la connaissance  d'un couple de français qui logent dans un resort proche du notre. Le ciel se couvre, nous décidons de rentrer chacun chez soi mais rendez-vous est pris pour dîner ensemble ce soir au Night Market.
Le temps de s'abriter, la pluie tombe à verse, l'orage gronde, la mer se déchaîne (des vagues d'au moins quatre centimètres).



Que faire ? Manger une des spécialités de Bo, le poisson mariné à rouler dans des feuilles de riz. Rajoutez salade, concombre, herbes fraîches et noix de coco râpée, trempez dans du nước mắm, savourez.


La pluie durera toute la sainte journée pour se calmer en fin d'après-midi.


Nous décidons d'aller rendre visite à notre copine Quỳnh, que nous retrouvons chaque année et à qui nous achetons un merveilleux poivre. Poivrière de son état, sa petite entreprise ne connaît pas la crise.
Intelligente et entreprenante, elle parle très bien anglais et développe chaque année son affaire. Elle vient de construire trois charmants bungalows et propose maintenant des tours pour visiter l'île.







Elle nous emmènera demain plonger au milieu des récifs et il est temps de rejoindre nos compatriotes pour dîner. Soirée fort sympathique qui se terminera dans un bar à boire des coups et un joli mal de crâne le lendemain.










mardi 15 avril 2014

Happy Phú Quốc Feet - Jour 12


Réveillés à l'aube par l'excitation d'être au paradis, nous dévalons le petit escalier qui nous sépare de la mer et plouf, dans l'eau transparente. Elle est un peu fraîche (29 degrés ;-)).
La journée s'écoulera doucement, entre apéro, baignade, déjeuner, baignade, sieste, apéro, goûter, baignade, sieste ... la vie est dure sous les tropiques.




En fin de journée, éreintés par tant d'activité, nous puisons dans nos dernières forces pour louer une motorbike et se balader en ville.
Laurent fera l'acquisition d'un iPhone 4 à 150€, un petit smoothie à la banane chez Buddy Ice Cream et enfin dîner au Night Market de Dương Đông. 
Très pittoresque, bien que touristique, c'est un vrai plaisir de choisir son poisson et/ou fruits de mer sur les nombreux étals qui jonchent la rue. 
Accompagnés d'un pain à l'ail huilé, Adam et Ève n'auraient pas rêvé mieux ...





Et Laurent constatera avec joie que le PSG compte de nouveaux fans au Vietnam (merci Zlatan).







lundi 14 avril 2014

Happy Phú Quốc Feet - Jour 11


Aujourd'hui c'est bonheur. Une heure d'avion nous sépare de Phú Quốc, notre île adorée.
Si on dit "après la pluie le beau temps", on dit aussi "après l'enfer le paradis".
Un vol éprouvant, un petit enfant nerveux qui n'arrête pas de hurler provoquant l'ire de sa mère qui ne trouve rien de mieux que de le frapper pour le calmer (méthode inefficace on vous le confirme).
Enfin arrivés, nous retrouvons avec une grande joie Marie et Régis, propriétaires du Bo Resort.
Pour ceux qui nous suivent depuis quatre ans vous savez que nous adorons cet endroit.
Pour les autres, sachez que nous adorons cet endroit.
Petits bungalows ouverts sur la nature et nichés sur une petite colline donnant sur la mer, ce resort est en même temps sauvage et cosy, et la cuisinière mériterait d'être canonisée pour bienfaits à l'humanité.


Tombés amoureux de l'île il y a quatre ans, nous constatons avec tristesse chaque année les ravages de l'industrie touristique. Plus de petits ponts de bois, moins de chemins de terre rouge remplacés par des routes goudronnées, des hôtels qui poussent comme les champignons hallucinogènes sous les bouses de vaches, nous revenons tout de même car ici nous y sommes heureux.
Chez Bo, à l'instar des irréductibles gaulois, pas question de céder au diktat du tourisme de masse. Et ça, nous on aime.
Petit bain de mer sous un soleil couchant, dîner succulent accompagné d'un Châteauneuf du Pape spécialement ramené de France pour nos hôtes, la vie est belge comme dirait Régis



dimanche 13 avril 2014

Happy Sài Gòn Feet - Jour 10


Nous n'avons jamais été si contents de suer !
Au placard doudounes, jeans, cirés et baskets, on ressort les maillots de bain pour chiller au bord de la piscine du Majestic.
La matinée s'écoule doucement, l'indolence nous gagne et c'est bon ... si bon !


Par contre les saigonnais sont au taquet. Le sport est omniprésent dans cette ville. Beaucoup de courts de tennis, des équipements de fitness à disposition gratuitement dans tous les parcs, taï chi et foot partout (je ne désespère pas de voir un jour les vietnamiens qualifiés en coupe du monde)





Après un déjeuner de spécialités du centre chez Bun Bo Hué, nous profitons de cette journée de transit (pas intestinal) pour faire quelques emplettes, notamment chez Saigon Kitch, une boutique que nous apprécions tout particulièrement et où nous revenons chaque année. Sa jeune propriétaire, Audrey Tran, est une vietnamienne née en France revenue au pays, et elle propose une gamme d'objets et vêtements très originaux au Vietnam : affiches de propagande detournées en cahiers, mugs, portes-clés, tapis de souris ou sacs de riz transformés en trousses de toilettes, portes iPad et sacoches pour ordinateurs.






Une fois délestés de quelques milliers de dôngs, petite bière au Secret Garden, nous avons nos petites habitudes que voulez-vous.






Puis une petite soupe et au lit, demain nous allons au paradis.