Donc aujourd'hui Quỳnh nous emmène plonger au milieu des coraux.
Très rares à Phú Quốc, ils ne sont accessibles qu'en bateau et le spot n'est connu que des locaux.
C'est un de ses amis pêcheur qui nous y conduira dans sa barque.
Quand nous arrivons l'eau de la rivière n'est pas assez haute pour naviguer et nous visitons son petit village du nord de l'île.
Quỳnh nous explique qu'ils vont être expropriés car le village va être détruit et remplacé par une ferme de perles.
Nous embarquons enfin sur notre radeau de fortune, Quỳnh, son fils Tiger, le pêcheur, sa femme, Laurent et moi, et il faudra rassembler toutes nos forces pour tracter l'embarcation sur les hauts fonds pour sortir de la mangrove.
Notre pêcheur nous arrête en pleine mer et, munis de nos masques et tubas, nous sommes prêts à admirer les coraux. C'est une première pour nous et le spectacle est magnifique. Multicolores, une multitude de poissons s'y faufilent. Des bleus à queue jaune (que l'on appelle ici bleu à queue jaune), des transparents à pois noirs (que l'on appelle ici transparent à pois noirs), des marrons rayés (que l'on appelle ici marron rayé), des fauves etc etc ... Un vrai bonheur ! Beaucoup d'étoiles de mer et d'oursins, lesquels, péchés par notre capitaine, feront la base de notre déjeuner accompagnés de poissons frais grillés sur un barbecue de fortune une fois posés sur la plage déserte.
On est bien.
Après le repas le pêcheur doit repartir et Quỳnh l'accompagne, nous promettant de revenir dans une heure. Parfait, juste le temps de digérer et de se baigner.
Au bout de trois heures le temps nous semble long ... et tels Robinson et Crusoé nous fixons l'horizon à l'affût de chaque barque qui passe et décidons de laisser la trace de notre passage pour aider nos descendants dans la recherche de nos corps échoués.
Quỳnh arrive enfin, toute désolée, et nous repartons vers la civilisation, direction Bo
Petite baignade sous le soleil couchant, ce soir nous sommes invités à dîner chez Quỳnh qui habite dans la jungle à 30 minutes de chez nous (oui, chez nous).
Le temps de prendre une douche et nous revoilà sur la route. La nuit est tombée et nous nous félicitons de notre journée.
Soudain, la motorbike faiblit, puis chasse de l'arrière, le pneu est crevé !
Complètement paumé au milieu des bananiers, nous sommes obligés de continuer et rouler sur la chambre à air.
Une fois arrivés Quỳnh nous rassure, elle connait un garagiste qui pourra réparer notre destrier dès demain matin et elle nous prêtera une de ses motorbikes pour rentrer.


























































